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approche best in : forces, limites et exemples

approche best in class : forces, limites et exemples

Dans le monde de l’investissement, il existe plusieurs façons d’aborder les choses. L’une d’elles, qui gagne en popularité, est l’approche ‘best in class’. Vous vous demandez peut-être de quoi il s’agit exactement et comment elle fonctionne. Eh bien, c’est une stratégie qui vise à identifier et à investir dans les entreprises les plus performantes, non pas en excluant des secteurs entiers, mais en choisissant le meilleur au sein de chaque domaine. C’est une manière de penser l’investissement qui cherche à concilier performance financière et responsabilité. Voyons cela de plus près.

Sommaire :

Points Clés à Retenir

  • L’approche ‘best in class’ consiste à sélectionner les entreprises les plus responsables au sein de chaque secteur, plutôt qu’à exclure des industries entières.
  • Elle valorise les progrès continus des entreprises et encourage leur amélioration sur les plans environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).
  • Cette stratégie offre une vision globale et cohérente des investissements, en considérant les liens entre les différents enjeux et émetteurs.
  • Il est important de bien comprendre les méthodes de sélection des fonds pour éviter le ‘greenwashing’ et s’assurer que l’investissement correspond à vos valeurs.
  • La transparence sur les indicateurs de performance extra-financière et la clarté des stratégies d’investissement sont essentielles pour faire des choix éclairés.

Qu’est-ce que l’approche best in class ?

Professionnels collaborant autour d'une table avec des graphiques.

Vous vous demandez peut-être ce que signifie exactement cette approche "best in class" dont on entend parler dans le monde de l’investissement responsable. En gros, il s’agit de chercher l’excellence, mais pas n’importe comment. On ne va pas exclure d’emblée des secteurs entiers, même ceux qui peuvent sembler moins sympathiques au premier abord. L’idée, c’est plutôt de regarder à l’intérieur de chaque secteur, ou de groupes d’entreprises qui se ressemblent, et d’identifier ceux qui font le mieux les choses.

Définir l’excellence au sein de chaque secteur

Concrètement, cela veut dire qu’au lieu de dire "non" à tout un secteur, on va plutôt se concentrer sur les entreprises qui montrent le plus de responsabilité dans ce domaine. C’est un peu comme si, dans une classe, on ne mettait pas de côté les élèves qui ont du mal en maths, mais qu’on cherchait plutôt ceux qui ont fait le plus de progrès ou qui ont la meilleure méthode pour apprendre. On cherche donc les champions de la performance ESG (Environnementale, Sociale et de Gouvernance) au sein de leur propre catégorie. Cela permet de garder une vision large de vos investissements, sans vous priver d’opportunités.

Promouvoir les émetteurs les plus responsables

L’objectif est clair : encourager les entreprises à être plus responsables. En sélectionnant les meilleurs, on leur envoie un signal fort. On leur dit que leur travail sur les questions environnementales, sociales et de bonne gouvernance est remarqué et valorisé. C’est une manière de dire : "Vous faites un bon travail, continuez comme ça, et même, faites encore mieux !" Cela pousse tout le monde à s’améliorer, car personne n’a envie de rester à la traîne.

Valoriser les progrès continus

Mais ce n’est pas tout. L’approche "best in class" ne s’arrête pas à la situation actuelle. Elle regarde aussi vers l’avenir. On va s’intéresser aux entreprises qui montrent une réelle volonté de progresser, même si elles ne sont pas encore parfaites. Si une entreprise s’engage dans une démarche d’amélioration continue, si elle met en place des actions concrètes pour réduire son impact ou améliorer ses pratiques sociales, elle peut tout à fait entrer dans le viseur. C’est une stratégie qui valorise l’effort et le chemin parcouru, pas seulement le point d’arrivée.

En résumé, l’approche "best in class" est une méthode qui vise à sélectionner les entreprises les plus performantes sur les critères ESG au sein de leur secteur, tout en encourageant les progrès et en maintenant une vision diversifiée des investissements.

Les forces de l’approche best in class

L’approche ‘best in class’ présente plusieurs atouts intéressants pour votre stratégie d’investissement. Elle vous offre une perspective globale et cohérente, tout en encourageant une amélioration continue des entreprises dans lesquelles vous investissez. De plus, elle permet une diversification de vos placements.

Une vision globale et cohérente des investissements

Cette méthode vous permet d’avoir une vue d’ensemble de vos investissements, sans exclure d’emblée des secteurs d’activité entiers. Au lieu de cela, elle se concentre sur l’identification des acteurs les plus responsables au sein de chaque domaine. Cela signifie que même dans des industries traditionnellement considérées comme moins durables, vous pouvez trouver et soutenir les entreprises qui font le plus d’efforts pour s’améliorer. C’est une façon de construire un portefeuille qui reflète une vision plus nuancée et réaliste du marché.

L’incitation à l’amélioration continue

L’une des grandes vertus de l’approche ‘best in class’ est qu’elle pousse les entreprises à progresser. En sélectionnant les émetteurs les mieux notés dans chaque catégorie, vous envoyez un signal fort : la performance ESG compte. Les entreprises savent qu’elles doivent non seulement répondre aux attentes actuelles, mais aussi montrer une trajectoire d’amélioration. Cela peut se traduire par des investissements dans de nouvelles technologies plus propres, une meilleure gestion des déchets, ou encore des pratiques sociales plus équitables. L’idée est de valoriser le progrès, pas seulement le point de départ.

Une approche transversale et diversifiée

Contrairement à certaines stratégies qui excluent des secteurs entiers, le ‘best in class’ favorise une diversification naturelle. Vous vous retrouvez ainsi investi dans une variété d’entreprises, couvrant potentiellement de nombreux secteurs économiques. Cette diversité peut aider à mieux répartir les risques. Par exemple, au lieu de concentrer tous vos investissements dans des secteurs ‘verts’ qui pourraient être volatils, vous pouvez avoir une exposition équilibrée qui inclut des leaders ESG dans des domaines plus variés. Cela vous permet de bénéficier des opportunités de croissance partout où elles se présentent, tout en restant fidèle à vos principes de responsabilité.

Les limites potentielles de cette stratégie

Même si l’approche ‘best in class’ a beaucoup d’avantages, il faut bien reconnaître qu’elle n’est pas parfaite. On peut se retrouver face à quelques défis qu’il est bon de connaître.

Le risque d’investir dans des secteurs controversés

L’une des choses qui peut surprendre avec le ‘best in class’, c’est qu’on peut quand même se retrouver à investir dans des entreprises qui opèrent dans des secteurs qui posent question. Par exemple, une entreprise pétrolière peut être considérée comme ‘best in class’ dans son secteur si elle fait mieux que ses concurrents en termes de gestion environnementale ou sociale. Mais, soyons honnêtes, ça reste une entreprise pétrolière, et le secteur lui-même est loin d’être idéal pour la planète. L’idée est de choisir le moins mauvais, mais ça ne veut pas dire que c’est une bonne chose en soi. C’est un peu comme choisir le plat le moins indigeste quand on n’a pas le choix.

La dépendance à la qualité des données ESG

Pour appliquer cette stratégie, on se base énormément sur les données ESG (Environnementales, Sociales et de Gouvernance). Le problème, c’est que ces données ne sont pas toujours fiables ou complètes. Imaginez que vous deviez choisir le meilleur élève d’une classe, mais que vous n’ayez que des notes partielles ou des appréciations peu claires. C’est un peu la même chose ici. Les entreprises ne communiquent pas toutes de la même manière, et il peut y avoir des différences dans la façon dont les données sont collectées et présentées. Il est donc essentiel de bien vérifier la source et la fiabilité de ces informations avant de prendre une décision.

La complexité de la mesure des progrès

Suivre les progrès d’une entreprise, surtout sur le long terme, peut être compliqué. Le ‘best in class’ encourage l’amélioration continue, ce qui est super. Mais comment on mesure vraiment ce progrès ? Parfois, les indicateurs utilisés peuvent être difficiles à comparer d’une entreprise à l’autre, ou même d’une année sur l’autre. Par exemple, une entreprise peut améliorer son score de biodiversité, mais est-ce que cela compense d’autres aspects moins positifs ?

Voici quelques points à garder en tête :

  • Comparaison des indicateurs : Les méthodes de calcul peuvent varier, rendant les comparaisons directes délicates.
  • Focus sur le relatif : L’amélioration est souvent mesurée par rapport aux pairs, pas nécessairement par rapport à un objectif absolu de durabilité.
  • Évolution des normes : Les critères ESG et les attentes de la société changent, ce qui peut rendre les anciennes mesures moins pertinentes.

Il faut être attentif au fait que le ‘best in class’ peut parfois masquer des réalités moins reluisantes. L’objectif est de faire le tri parmi les entreprises existantes, mais cela ne résout pas le problème de fond des industries qui sont intrinsèquement problématiques pour l’environnement ou la société. C’est une approche pragmatique, mais qui demande une vigilance constante pour ne pas tomber dans le piège de l’auto-satisfaction.

Comment l’approche best in class prend en compte les risques

L’approche best in class ne consiste pas uniquement à sélectionner les entreprises ayant les meilleures performances ESG, elle s’attache aussi à traiter les risques liés à la durabilité. Cela permet non seulement de diminuer l’exposition à certains dangers, mais aussi de prévoir les évolutions possibles dans les secteurs sélectionnés.

Intégrer les risques de durabilité dans la sélection

Lorsque vous appliquez l’approche best in class, vous êtes amené à évaluer systématiquement les risques ESG de chaque émetteur. Cette évaluation porte notamment sur :

  • Les pratiques environnementales (gestion des déchets, émissions de CO2, économie d’énergie)
  • Les politiques sociales (relations salariés, droits humains, inclusion)
  • La gouvernance (qualité de la direction, transparence, lutte contre la corruption)

En filtrant selon ces critères, vous favorisez déjà les entreprises qui anticipent et maîtrisent le mieux ces risques. De plus, certaines exclusions restent possibles en complément, notamment pour les secteurs les plus problématiques, tout en gardant une sélection transversale adaptée à chaque domaine. Ainsi, la stratégie intègre une gestion du risque spécifique, comme le montre l’utilisation des critères d’exclusion PAB et de pondération sectorielle.

Suivre les émetteurs tout au long de l’investissement

Identifier le risque au départ, c’est bien, mais l’important est aussi de surveiller les évolutions dans le temps. L’approche best in class comprend un suivi permanent des actifs sélectionnés :

  • Analyse régulière des notes ESG
  • Veille sur l’évolution des controverses ou incidents
  • Engagement direct avec les entreprises pour discuter des plans d’amélioration

Ce processus vous permet de réagir rapidement à tout changement de situation et d’ajuster le portefeuille si une société ne répond plus aux critères établis.

Poursuivre le suivi est essentiel pour éviter des surprises désagréables et limiter l’impact d’événements soudains sur vos investissements. Le contrôle ne s’arrête jamais après la sélection initiale.

Adapter la stratégie aux enjeux spécifiques

Les risques ne sont pas identiques selon les secteurs ou les zones géographiques. L’approche best in class vous pousse à personnaliser l’analyse des risques en fonction des particularités de chaque univers d’investissement. Cela implique :

  • D’ajuster les seuils ESG selon les enjeux majeurs de chaque secteur
  • D’intégrer les nouvelles réglementations locales et internationales
  • D’affiner le suivi selon la taille ou la structure de l’entreprise

Par exemple, une entreprise du secteur énergétique sera regardée sur la transition bas carbone tandis qu’une société de services doit surtout surveiller ses impacts sociaux. La stratégie best in class reste donc flexible, tout en gardant un cadre structurant.

En somme, cette méthode cherche à transformer chaque risque identifié en levier de sélection, puis en outil d’accompagnement des entreprises pour un progrès constant.

Exemples concrets d’application

Voyons maintenant comment cette approche prend forme dans le monde réel. Vous pourriez être surpris de voir à quel point elle est déjà bien ancrée dans les pratiques de certains acteurs financiers majeurs.

L’application par les grands investisseurs institutionnels

Les grands fonds de pension et les investisseurs institutionnels, comme l’ERAFP en France, utilisent souvent l’approche ‘best in class’. Ils ne cherchent pas à exclure des secteurs entiers, mais plutôt à identifier les entreprises les plus performantes en matière de responsabilité au sein de chaque domaine. Par exemple, pour l’ERAFP, cela signifie intégrer des critères comme la gestion des impacts environnementaux. Ils regardent comment les entreprises préviennent les risques pour la biodiversité, évaluent la santé des écosystèmes, réduisent l’exploitation de zones sensibles, et même gèrent la question des tests sur les animaux. L’idée est de promouvoir le progrès continu, même dans les secteurs les plus traditionnels.

L’intégration dans les fonds d’investissement responsables

De nombreux fonds d’investissement dits ‘responsables’ ou ‘durables’ adoptent cette philosophie. Ils construisent leurs portefeuilles en sélectionnant les entreprises qui se distinguent par leurs pratiques ESG (Environnementales, Sociales et de Gouvernance) au sein de leur secteur respectif. Cela peut se traduire par des règles quantitatives précises pour définir quelles entreprises sont éligibles. L’objectif est clair : encourager toutes les entreprises à s’améliorer, en récompensant celles qui montrent déjà la voie.

L’influence sur les politiques d’engagement et de vote

L’approche ‘best in class’ ne s’arrête pas à la sélection initiale des investissements. Elle influence aussi la manière dont les investisseurs interagissent avec les entreprises. Ils utilisent leur pouvoir d’actionnaires, par le biais de l’engagement et du vote lors des assemblées générales, pour pousser les entreprises à progresser. Si une entreprise est dans le ‘top’ d’un secteur, l’investisseur peut l’encourager à maintenir son avance, voire à aller plus loin. Si une entreprise est à la traîne, l’investisseur peut chercher à la faire évoluer vers de meilleures pratiques. C’est une manière proactive de façonner un avenir plus durable, une entreprise à la fois.

L’idée générale est de ne pas se contenter d’éviter le pire, mais de rechercher activement le meilleur, tout en reconnaissant que le ‘meilleur’ peut varier d’un secteur à l’autre et qu’il évolue avec le temps. Cette approche permet une diversification tout en maintenant un cap sur la responsabilité.

L’importance de la transparence et de la mesure

Publier les indicateurs de performance extra-financière

Pour que l’approche ‘best in class’ soit vraiment efficace, il faut que les informations soient claires et accessibles. Vous devez pouvoir savoir comment les entreprises se comportent sur les aspects environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). C’est là que la publication des indicateurs de performance extra-financière entre en jeu. Sans ces données, il est difficile de juger si une entreprise est réellement un leader dans sa catégorie ou si elle se contente de faire bonne figure.

Décrypter les stratégies d’investissement sous-jacentes

Il ne suffit pas de regarder les chiffres bruts. Il est tout aussi important de comprendre comment ces chiffres sont utilisés dans la stratégie d’investissement. Par exemple, comment un fonds sélectionne-t-il ses ‘meilleures’ entreprises ? Quels critères sont privilégiés ? Est-ce que l’accent est mis sur la réduction des émissions de CO2, sur le bien-être des employés, ou sur la diversité au sein des conseils d’administration ? Une bonne stratégie ‘best in class’ devrait pouvoir expliquer clairement sa démarche. Voici quelques points à vérifier :

  • La méthodologie de sélection des entreprises.
  • Les critères ESG spécifiques qui guident les choix.
  • La manière dont les progrès sont suivis au fil du temps.
  • Les objectifs fixés en matière de performance ESG.

Se méfier du greenwashing et des labels

Soyons honnêtes, le monde de l’investissement responsable peut parfois ressembler à une jungle. Le risque de tomber sur du ‘greenwashing’ – c’est-à-dire des discours qui donnent une image plus verte qu’elle ne l’est réellement – est bien présent. Les labels peuvent aider, mais ils ne sont pas toujours une garantie absolue. Il faut savoir les décrypter et ne pas hésiter à aller chercher l’information plus loin. Parfois, une entreprise peut avoir un label, mais si l’on regarde de plus près ses pratiques, on peut avoir des surprises. Il est donc essentiel de rester vigilant et de croiser les sources pour s’assurer que les engagements sont bien réels et mesurables.

Pour conclure, une approche réfléchie

Voilà, nous avons fait le tour de l’approche ‘best in class’. Comme vous avez pu le voir, c’est une méthode qui a du potentiel, mais elle n’est pas sans ses défis. Il faut bien peser le pour et le contre, regarder comment ça s’applique concrètement. L’idée, c’est de vous donner les clés pour que vous puissiez faire vos propres choix, en toute connaissance de cause. N’oubliez pas que le monde de l’investissement évolue vite, et rester informé, c’est déjà un grand pas. Alors, continuez à explorer, à poser des questions, et surtout, à investir de manière qui vous ressemble.

Questions Fréquemment Posées

Qu’est-ce que l’approche « best in class » ?

C’est une façon d’investir qui consiste à choisir les entreprises les plus performantes dans chaque domaine d’activité, même si ce domaine n’est pas considéré comme très écologique. On cherche le meilleur, même si ce n’est pas parfait, pour encourager tout le monde à faire mieux.

Pourquoi cette approche est-elle intéressante ?

Elle permet de regarder tous les secteurs sans en exclure. Elle pousse les entreprises à s’améliorer en permanence pour être sélectionnées. De plus, elle offre une vue d’ensemble de vos investissements et permet de diversifier.

Quels sont les risques avec cette méthode ?

Le risque principal est d’investir dans des entreprises qui sont dans des secteurs un peu polluants ou controversés, même si elles sont les ‘meilleures’ de leur catégorie. Il faut aussi s’assurer que les informations sur la performance des entreprises sont fiables.

Comment cette approche prend-elle en compte les dangers ?

Elle intègre les risques liés à l’environnement et au social dès le début, lors du choix des entreprises. Ensuite, on suit ces entreprises pour s’assurer qu’elles continuent à s’améliorer et à bien gérer ces risques.

Est-ce que cette méthode est utilisée en pratique ?

Oui, de grands investisseurs et des fonds d’investissement responsables utilisent cette approche. Elle influence aussi la manière dont les investisseurs parlent aux entreprises et votent lors des assemblées générales.

Pourquoi la transparence est-elle importante dans cette stratégie ?

Il est essentiel que les entreprises et les fonds expliquent clairement comment ils choisissent les investissements et quels sont leurs résultats. Cela permet d’éviter les tromperies, comme le ‘greenwashing’, et de s’assurer que les engagements sont réels.

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